Un travailleur sur trois, soit 790.000 travailleurs en Flandre, s’est plaint en 2016 de stress au travail. Pour 280.000 travailleurs (12,3% ), il s’agit de symptômes aigus de burn-out. Par rapport à 2013, il s’agit d’une augmentation de 3%.

Qui est confronté à un burn-out ?

Les plaintes de burn-out proviennent de tous les groupes d’âge, mais le risque augmente avec l’âge. Chez les travailleurs de moins de 30 ans, les plaintes de burn-out s’élèvent à 9,8% ; ce pourcentage monte à 14% pour le groupe de 50 à 54 ans. Les femmes (12,8%) sont plus sujettes au burn-out que les hommes (11,8%). Par ailleurs, le burn-out ne se manifeste pas avec la même vigueur dans tous les secteurs. Les secteurs de la poste et des télécom (16,9%) ainsi que les prestations de services (15,8%) enregistrent des scores très élevés. Dans les prestations de services, les symptômes du burn-out ont augmenté de 10,3% à 15,8% entre 2013 et 2016.

Les travailleurs présentant des symptômes de burn-out sont plus fréquemment et plus longtemps absents. Ils recherchent souvent un autre emploi et craignent de ne pas pouvoir tenir jusqu’à leur pension. Toutefois, nous devons tous travailler plus et plus longtemps pour financer notre Etat-providence.

Avec un peu de bon sens et des campagnes de prévention, vous évitez que vos travailleurs ne fassent un burn-out. Vous devez pour cela être à même de déceler les symptômes et de dresser l’inventaire des facteurs de risque dans l’environnement de travail. La meilleure prévention est de veiller à avoir des travailleurs physiquement et mentalement en bonne santé et d’offrir des conditions de travail optimales.

Comment reconnaître un burn-out ?

Un travailleur qui souffre d’un burn-out :

  • est émotionnellement et physiquement épuisé et a puisé trop longtemps dans ses réserves ;
  • présente des problèmes de mémoire et de concentration et commet plus d’erreurs ;
  • réagit très émotionnellement, connaît des explosions de colère ou des crises de larmes ;
  • voit son engagement et sa motivation diminuer et prend de la distance par rapport à son travail, ses clients ou ses collègues ;
  • expérimente un échec professionnel et doute de l’utilité du travail.

Cela va souvent de pair avec des manifestations de tensions telles que la fatigue et des problèmes de sommeil, des douleurs dans la nuque, le dos ou les muscles et des crises d’angoisse. Généralement, le travailleur ne se prendra en charge que lorsque ces symptômes lui pèseront. De toute évidence, il est de loin préférable de tirer la sonnette d’alarme bien avant.

Quels sont les facteurs de risque qui conduisent souvent au burn-out ?

Chez les travailleurs qui souffrent d’un burn-out, c’est surtout la charge de travail élevée qui est à l’origine du problème. Cela peut être une charge de travail élevée, mais aussi une charge émotionnelle.

Ce sont les secteurs de la santé et du bien-être ainsi que de l’enseignement qui enregistrent les pourcentages élevés de charge émotionnelle et de symptômes de burn-out. Dans le secteur des prestations de services, des finances, de la poste et des télécom, les chiffres plus élevés du burn-out vont de pair avec des pourcentages élevés de pression du travail. D’autres facteurs au travail peuvent y jouent un rôle. Les travailleurs qui ne sont pas correctement coachés par leur responsable par exemple présentent deux fois plus de risques de développer les symptômes du burn-out.

Problème aigu Moyenne tous les secteurs Prestations de services Secteur financier Poste et télécom Enseignement Bien-être
Burn-out 12,3 15,8 14,0 16,9 13,7 11,0
Pression du travail 16,3 20,0 23,0 19,0 15,8 11,9
Charge émotionnelle 5,0 3,1 2,6 2,4 8,6 11,2

Comment éviter le burn-out ?

Après une analyse approfondie des risques psycho-sociaux auprès de tous vos collaborateurs, vous connaissez les principaux facteurs de risque et vous pouvez mettre sur pied des actions d’amélioration et ainsi diminuer le taux d’absentéisme. Depuis le 1erseptembre 2014, il est repris dans la loi belge sur le bien-être que tout employeur a l’obligation d’éviter le burn-out.

Une bonne ambiance de travail, une perception positive du travail et des collaborateurs formés constituent un bon début. Soyez par ailleurs attentif à tout changement de comportement. Parlez-en avec votre collaborateur et cherchez ensemble une solution. De quoi retire-t-il une satisfaction ? Comment pouvez-vous le soutenir ? En reconnaissant les symptômes et en agissant préventivement, vous diminuez considérablement le risque de burn-out.

 

Les chiffres de cet article sont tirés du Vlaamse Werkbaarheidsmonitor 2016, une enquête triennale auprès de 20.000 travailleurs.