Fitracus marche pour Heidi

Chez Fitracus, un bureau d’assurances de Ham, on n’a pas réfléchi longtemps quand on a appris l’existence de Every Step Counts. L’inscription a été immédiate. Car ils ont hélas vu de très près les lourdes retombées que peut avoir un cancer du sein.

“En août de l’année dernière, ma femme Heidi a appris qu’elle était atteinte d’un cancer du sein,” raconte Bart, le directeur du bureau, “un véritable coup de massue”. Heidi travaillait aussi chez Fitracus. La nouvelle a choqué les collègues, car nous sommes ensemble au quotidien. Pour soutenir Heidi, tous les collaborateurs de Fitracus ont donc marché contre cette terrible maladie. Ils voulaient faire quelque chose de concret pour montrer à Heidi et Bart qu’ils étaient à leurs côtés.

“Combien de pas avons-nous faits?”. Ron, un collègue, sourit. “Pas la moindre idée! Mais énormément, sans aucun doute”. “Avant l’action on ne se rendait pas compte qu’on marchait très peu sur une journée,” ajoute une autre collègue,Tiny. Ils se sont engagés au début dans Every Step Counts pour montrer à Heidi qu’ils étaient là pour elle. Mais très vite ils sont arrivés à la conclusion que presque personne au bureau ne bougeait assez.

Pour bouger suffisamment, un adulte devrait accomplir 10 000 pas par jour. Or, avec un travail de bureau, beaucoup n’atteignent même pas la moitié. Et c’était le cas chez Fitracus. Selon Ron, bien souvent il ne faisait pas plus de 3 000 pas quotidiens, ce qui est bien sûr insuffisant.

L’action a fait beaucoup de bien à Heidi. “Vraiment ça fait chaud au coeur de sentir qu’on n’est pas seul. Etre soutenu, ça motive”. Régulièrement les collègues communiquaient à Heidi le nombre de pas réalisés. Bart souhaitait que ses collaborateurs ne prennent pas auprès de lui des nouvelles de Heidi. “Mais qu’ils lui téléphonent à elle, lui fassent un petit mail ou même un sms”. Les mots d’encouragement des collègues ont gonflé le courage de Heidi.

Pour Heidi une autre raison encore rendait très importante la participation de Fitracus à Every Step Counts. “Chacun doit être conscient que les dépistages sont essentiels”. Car le cancer peut toucher tout le monde, même si on préfère l’oublier.

Entretemps, Heidi va mieux. Elle fait des visites régulières au bureau. Il semble qu’elle ait dompté son cancer. Ensemble, avec l’aide de ses collègues, de sa famille et de ses amis, elle recommence doucement à penser à l’avenir.

Plus d’infos

Consultez nos résultats sur www.everystepcounts.be

Envie de bouger? Téléchargez notre e-boek qui regorge d’astuces pour bouger ici


Santé au travail = bouger davantage

Pour rester en bonne santé, tant physiquement que mentalement, il est essentiel de bouger suffisamment. Chaque jour, nous sommes assis au bureau, sans bouger, pendant 5 à 8 heures. Même ceux qui font du sport régulièrement, mais qui restent longtemps assis, courent un risque pour leur santé.

Bouger dans le cadre des activités journalières au bureau

Ce n'est pas si compliqué d'alterner le travail de bureau en position assise et davantage de mouvements. Il suffit de quelques petites astuces pour introduire davantage de mouvement dans votre routine journalière.

  • Ne restez jamais assis plus d'une heure sans bouger, ou alternez le travail en position assise avec d'autres activités professionnelles.
  • Allez régulièrement (par exemple toutes les heures) vous chercher un verre d'eau.
  • Placez l'imprimante et la télécopieuse à une certaine distance.
  • Allez trouver vos collègues au lieu de leur envoyer un e-mail.
  • Renoncez à l'ascenseur et empruntez les escaliers.
  • Marchez vite ou adoptez un léger pas de course, même pour parcourir de petites distances.
  • Parquez-vous à une certaine distance du travail.
  • Couvrez une partie de votre trajet domicile-lieu de travail à pied ou à vélo.
  • Adonnez-vous à un maximum d'activités physiques pendant votre temps libre. Et dans ce cadre, fixez-vous un objectif réalisable, que vous pouvez tenir.
  • Si vous parcourez un long trajet en voiture, faites des pauses pour vous dégourdir.

Lisez l'article intitulé Bouger au travail (PDF), dans lequel le docteur Mathieu Versée, conseiller en prévention-médecin du travail chez SPMT-Arista, explique pourquoi bouger est très important pour notre santé.

Bouger pendant un long trajet en voiture

Vous partez bientôt en vacances en voiture ? Dans ce cas, ne manquez pas de regarder la vidéo montrant quelques exercices physiques à faire en route (SPMT-Arista).

https://www.youtube.com/watch?v=tu1nbp7fRPM


Previdis donne la parole à des experts, qui s'expriment au sujet du burn-out et de la réintégration

Les 19 et 20 juin 2017, Previdis organisait un premier événement consacré au thème du burn-out et de la réintégration, en prévision du Previdis Award 2018. Le burn-out est un thème d'actualité, mais qui fait l'objet de beaucoup d'ignorance et d'incompréhension.

Comment éviter le burn-out ? Quelles sont les étapes requises pour réintégrer un travailleur après une période d'absence ?

Previdis a invité Marieke Impens, de The Human Link, ainsi que Pieter De Munck, du SPF Emploi, en qualité d'experts chargés de fournir des éclaircissements sur le sujet. Vous êtes curieux de savoir ce qu'ils avaient à dire ? Dans ce cas, regardez la vidéo ci-dessous.

https://www.youtube.com/watch?v=g1YnSc2KkiU

Envie d'en savoir plus? Consultez ici les slides du SPF Emploi:

 

20170613 Previdis 19 en 20 juni 2017 FOD Werk FR

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Reprendre le travail après un accident du travail : quelles sont les règles ?

Les accidents du travail ne sont pas concernés par la nouvelle réglementation relative à la réintégration. Cependant, il est important que votre travailleur reprenne rapidement son activité professionnelle, en vue de sa réintégration. Previdis a demandé à Geert Hullebroeck, conseiller au service sinistres / accidents du travail chez P&V, à quoi il faut faire attention lors de la reprise du travail après un accident du travail.

Comment P&V assure-t-il le suivi du travailleur en incapacité à la suite d'un accident du travail, et quand ce dernier peut-il reprendre le travail ?

Après un accident du travail, l'employeur en avertit P&V dans les plus brefs délais. Si les conditions légales sont remplies, nous acceptons le dossier. En cas d'accidents mineurs, nous suivons le dossier médical sur papier. En cas d'accidents plus graves, nous faisons intervenir un médecin-conseil.

Lorsque l'employeur nous signale que le travailleur reprend le travail, l'approche adoptée varie en fonction de la durée de l'incapacité de travail. Si l'absence du travailleur a duré moins de 7 jours, il n'y a pas de formalités supplémentaires. En cas d'absence de 7 à 30 jours, l'assureur doit signaler la reprise du travail par courrier. Si le travailleur est absent pendant plus de 30 jours, le médecin traitant ou le médecin-conseil de l'assureur doit compléter un certificat médical comportant différentes rubriques. Ainsi, il doit indiquer s'il reste des séquelles et si celles-ci impactent la capacité de gain du travailleur.

Le travailleur peut-il reprendre (temporairement) le travail à temps partiel ou dans le cadre d'un travail adapté ?

Si toutes les parties sont d'accord, le travailleur peut reprendre une activité professionnelle chez son employeur dans le cadre d'un travail adapté ou à temps partiel. Dans ce cas, l'assureur indemnise la différence de salaire pour le travailleur ou la perte de rendement dans le chef de l'employeur. Il s'agit toujours d'une mesure temporaire. L'indemnité varie en fonction du travail et du contexte professionnel.

Si une guérison totale n'est pas possible à la suite d'un grave accident du travail, on vérifie quel est le pourcentage d'incapacité de travail du travailleur. Ce qui importe dans ce cadre, c'est la diminution des chances sur le marché de l'emploi, en tenant compte notamment de l'expérience professionnelle, des connaissances et de la formation du travailleur. Le pourcentage d'incapacité de travail donne alors droit à une indemnité qui prend en compte le salaire du travailleur durant l'année ayant précédé l'accident.

L'indemnité est indépendante du salaire perçu par le travailleur lors de la reprise du travail. Il peut même arriver que le travailleur réintègre son ancienne fonction en touchant le même salaire, et qu'il perçoive en plus l'indemnité.

Et si la reprise du travail n'est pas évidente ?

La situation vécue par la plupart des travailleurs ayant subi un grave accident du travail n'est effectivement pas évidente. Avec une réduction permanente de l'aptitude au travail, il est souvent impossible de réintégrer la même fonction, voire de rester au service du même employeur. Dans ce cas, deux options se présentent. Soit, si le travailleur satisfait aux conditions de l'assurance-maladie, il bénéficie d'une pension d'invalidité et perçoit une allocation via l'assurance-maladie. Soit l'employeur met fin au contrat de travail pour cas de force majeure médicale. Le travailleur peut alors introduire une demande d'allocation de chômage, en plus de l'indemnité qu'il perçoit pour son pourcentage d'incapacité de travail. La solution la plus avantageuse pour le travailleur peut varier fortement. Le travailleur doit bien vérifier cela préalablement afin d'opter pour la meilleure solution.

Est-ce que l'assurance accidents du travail paie les frais d'adaptation du poste de travail ?

Nous n'indemnisons pas les frais relatifs aux adaptations du poste de travail, mais bien les dispositifs dont a besoin le travailleur. Il va de soi que nous indemnisons les prothèses, mais si par exemple le travailleur doit porter des souliers orthopédiques, nous indemnisons aussi les chaussures de sécurité orthopédiques.

Une indemnisation pour assistance psychologique est-elle possible pour le travailleur, pour ses collègues et pour sa famille ?

Nous traitons l'assistance psychologique comme une assistance médicale, et elle est couverte par l'assurance accidents. Cela vaut pour le travailleur et pour ses collègues, car ceux-ci sont également couverts par la police d'assurance accidents du travail de l'employeur. Les membres de la famille ne sont pas affiliés dans le cadre de la police accidents du travail, mais ils peuvent être couverts dans le cadre d'une complémentaire.

Le travailleur doit-il avoir un certificat d'aptitude au travail pour pouvoir reprendre le travail ?

Au terme d'une période d'incapacité de travail, le travailleur doit se présenter spontanément au travail et peut reprendre son activité professionnelle. Pour la plupart des travailleurs, un certificat de guérison n'est pas nécessaire, et l'employeur ne peut pas l'exiger.

Pour certaines catégories de travailleurs, après une absence d'au moins quatre semaines, le médecin du travail doit obligatoirement contrôler l'aptitude au travail. Il s'agit des travailleurs qui exercent une fonction de sécurité ou une fonction nécessitant une vigilance accrue, ou encore des travailleurs qui exercent une activité à risques. Ces travailleurs doivent se soumettre à un contrôle au plus tôt le jour de la reprise du travail et au plus tard le dixième jour qui suit. La décision du médecin du travail est contraignante.

Le travailleur peut-il reprendre le travail plus tôt ?

Il peut le faire, de commun accord avec l'assureur accidents du travail et avec l'employeur. Il ne doit même pas présenter de certificat de guérison.

Prévenir les accidents du travail : une priorité

Enfin, il vaut toujours mieux prévenir que guérir. En sensibilisant au respect des mesures de sécurité et en mettant au point une culture de sécurité largement soutenue, on peut éviter les accidents du travail.

Plus d'informations

Vous trouverez la législation relative aux accidents du travail sur le site web du service fédéral.
Et vous trouverez des informations relatives à l'assurance accidents du travail chez (P&V).


Previdis Award met Bond Moyson en mouvement

Le Previdis Award 2016 avait été décerné à Bond Moyson Flandre orientale. Le projet gagnant encourage les collaborateurs à rester moins assis et à bouger plus.

Le projet de Bond Moyson repose sur quatre piliers :

  • briser la sédentarité,
  • disposer d’un poste de travail ergonomique,
  • bouger davantage,
  • faire plus de sport.

Dès leur introduction, les nouveaux collaborateurs apprennent à adopter une bonne position assise. Afin de travailler de façon ergonomique, des chaises de bureau dynamiques (swoppers) ainsi que des bureaux assis-debout ont été achetés. Avec l’organisation de promenades sur le temps du midi, d’une grande quinzaine du mouvement et la mise à disposition de vélos de service, rester assis sur sa chaise n’est plus une option. L’entreprise propose un large éventail de sports pour satisfaire aux goûts de chacun. Du sport de haut niveau pour les grands sportifs, du sport accessible à tous pour les moins sportifs ou pour ceux qui y sont totalement allergiques. Chacun peut ainsi participer, car le fait de bouger plus a une influence positive sur la santé physique et mentale.

Inspirez-vous pour davantage de bien-être au travail

Le Previdis Award motive l’équipe de Bond Moyson à investir davantage encore dans le bien-être au travail. Visionnez la vidéo relative au projet gagnant de Bond Moyson et inspirez-vous en pour davantage de bien-être au travail !

https://www.youtube.com/watch?v=ZKdWBWBNN94

Ou organisez, vous aussi, un projet inspirant et participez au Previdis Award 2018.


Etes-vous heureux au travail ?

Si vous êtes heureux au travail, vos prestations seront meilleures, vous aurez davantage de plaisir et tiendrez plus longtemps le coup au travail. Les collaborateurs heureux reçoivent une meilleure appréciation et un salaire plus élevé et leurs collègues leur viennent plus vite en aide.

Des travailleurs heureux ont :

  • 54% de rotation en moins
  • 3 x plus de créativité
  • 30% de productivité en plus

Le bonheur, cela s’apprend !

Vous n’êtes pas heureux ? Remédiez-y. Le bonheur peut s’apprendre. C’est ce qu’il ressort d’une étude. Les participants à cette étude ont vu leur perception du bonheur augmenter grâce à des conseils journaliers ou hebdomadaires sur le bonheur.

Le bonheur, cela se stimule

En tant qu’entreprise, vous pouvez stimuler, mesurer et améliorer le bonheur. En mesurant régulièrement dans quelle mesure vos collaborateurs sont heureux et en contrôlant le bonheur comme indicateur de prestation critique (KPI), vous disposez des clés pour travailler au bonheur de vos collaborateurs. Le travail en lui-même doit-il changer ? Les collaborateurs doivent-ils recevoir davantage d’opportunités de développement ? Qu’en est-il de la communication ou de l’esprit d’équipe ? Le style de leadership pose-t-il problème ? Avec tous ces tuyaux, vous êtes très près d’atteindre votre but :

  • Créez une atmosphère avec moins de stress et d’inquiétude. Lorsqu’on a peur de perdre son emploi, le bonheur et l’enthousiasme font souvent défauts.
  • Faites confiance et donnez des opportunités pour que les collaborateurs puissent déployer leurs talents et s’épanouir.
  • Fixez des objectifs réalisables et motivants et veillez à une récompense qui marquera les esprits pendant longtemps. Par exemple, une excursion ou un workshop spécial.
  • Permettez des expérimentations et acceptez des fautes. Vous stimulerez ainsi de nouvelles idées.
  • Veillez à ce que les collaborateurs se sentent à l’aise, en leur parlant ouvertement sans porter de jugement. Essayez de comprendre les gens, sans vouloir les convaincre.

En savoir plus

De geluksmeter (Instituut voor Positieve Psychologie - IVPP)
Happiness Works
Het grote geluksonderzoek (pdf)(KU Leuven)
http://overduurzameinzetbaarheid.nl

Faites le test

Donnez un score à ces dix affirmations. Et découvrez dans quelle mesure votre travail vous rend heureux.

 


10 conseils pour garder les idées claires en période de canicule

Travailler sous des températures estivales n’est pas toujours facile. Effectuer un travail lourd en plein soleil, c’est chercher les problèmes. Et bien que d’un point de vue légal, il fasse rarement trop chaud dans un bureau pour travailler, il est préférable de veiller à ce que le travail reste supportable.

1. Buvez suffisamment

En période de fortes chaleurs, vous vous déshydratez plus vite. Vous devez donc boire davantage. Et de préférence avant d’avoir soif ! De l’eau, des jus de fruits ou de légumes, de l’Ice Tea, du gazpacho, … sont des boissons très rafraîchissantes. Buvez-les fraîches, mais pas glacées. Les boissons alcoolisées ou à base de caféine sont à proscrire.

2. Mangez léger

Lors de grandes chaleurs, optez de préférence pour des repas légers et faciles à digérer, comme des salades, des crudités ou des fruits. Conservez votre pique-nique au frigo. Sous des températures élevées, les produits frais se gâtent plus vite. Une belle journée estivale est aussi le moment idéal pour offrir un cocktail non alcoolisé ou un fruit à vos collègues ; cette journée de travail sera d’autant plus agréable !

3. Restez à l’intérieur

Lors de journées chaudes et ensoleillées, choisissez de préférence un travail que vous pouvez effectuer à l’intérieur. Non seulement, il y fait généralement plus frais, mais il y a également moins d’ozone qu’en extérieur.

4. Bougez moins

Effectuez de préférence des tâches qui nécessitent un effort physique aux heures matinales plus fraîches. Partez à temps au bureau afin de marcher ou pédaler à votre aise. Emportez une boisson pour la route.

5. Portez des vêtements légers

Au bureau, il est préférable de ne pas venir en short ou en robe-bustier ! Mais, lorsqu’il fait très chaud, porter le costume cravate sombre ou le tailleur avec des pantys, ce n’est pas non plus une très bonne idée. Mieux vaut opter pour des vêtements amples en coton arborant des couleurs claires. Ils permettront à la sueur de s’évaporer et donc de ne pas coller à votre peau.

6. Protégez-vous du soleil

Limitez autant que possible tout travail en plein soleil. Recherchez l’ombre ou placez des protections solaires et des parasols. Si vous ne pouvez éviter le travail au soleil, portez une casquette ou un chapeau (avec éventuellement une protection pour la nuque) ainsi que des lunettes de soleil. Enduisez-vous de crème solaire au facteur de protection élevé. Ne travaillez surtout pas torse nu. Pour vous protéger du soleil, portez de préférence un pantalon long et une chemise à longues manches.

7. Adaptez votre horaire de travail

Demandez à votre employeur d’adapter les horaires de travail. Si vous avez un horaire flexible, évitez dans ce cas les heures les plus chaudes. Vous pouvez raccourcir votre journée de travail ou commencer et terminer plus tôt. Une pause de midi plus longue constitue également une option. Prévoyez des périodes de repos supplémentaires et buvez régulièrement.

8. Travaillez chez vous

Fait-il plus frais chez vous qu’au bureau ? Devez-vous prendre un train ou un bus bondé sans air conditionné ? Dans ce cas, vous pouvez peut-être opter pour le travail à domicile. Autre avantage : personne ne verra que vous portez des tongs !

9. Gardez votre pièce de travail au frais

Utilisez l’airco, mais évitez le ventilateur. Empêchez les rayons du soleil de rentrer en fermant les tentures ou en déroulant la tente solaire, … Le matin, lorsqu’il fait plus respirable, ouvrez les fenêtres et fermez-les aux heures les plus chaudes de la journée.

10. Eteignez toutes sources de chaleur

Eteignez autant que possible les appareils électriques. Coupez votre ordinateur lorsque vous partez en réunion. Avez-vous vraiment besoin de votre lampe de bureau ? Ou vous n’utilisez qu’occasionnellement la photocopieuse ou le scanner ?

Plus d’infos

Vous trouverez de plus amples informations sur les droits des travailleurs en cas de grandes chaleurs sur www.emploi.belgique.be


Lutter contre la consommation d'alcool au travail

La consommation d'alcool est inhérente à notre culture. Les Belges aiment boire un verre au restaurant, à la maison ou dans un bar avec des amis, lors de fêtes, confortablement assis devant la télévision, etc. Mais qu'en est-il sur le lieu de travail ?

L'alcoolisme a un impact sur la productivité

La plupart des entreprises interdisent à leurs collaborateurs de boire de l'alcool pendant les heures de travail. La consommation d'alcool altère en effet la lucidité, mais aussi l'équilibre, les réflexes, etc. Elle constitue par conséquent une menace pour la sécurité. Il en va de même pour les médicaments et les drogues.

La consommation excessive d'alcool, de médicaments ou de drogues influe sur la productivité. L'absentéisme et le présentéisme sont plus fréquents chez les grands buveurs. La perte de productivité ainsi que le remplacement de ces collaborateurs coûtent de l'argent à l'employeur. Les inactifs sont plus enclins à se ruer sur la bouteille. On compte en effet cinq fois plus d'inactifs parmi les gros buveurs.

La culture d'entreprise joue également un rôle. Il s'agit de facteurs structurels, du stress, de charges de travail trop ou pas assez élevées et de la disponibilité de l'alcool. Le risque qu'un travailleur boive au travail est accru si ses collègues acceptent ou approuvent la consommation d'alcool ou boivent eux-mêmes sur le lieu de travail ou encore travaillent sous influence. L'alcoolisme est plus courant dans certains secteurs comme l'HORECA et le commerce de boissons, mais également parmi les dockers ou les travailleurs en mer.

Politique préventive obligatoire en matière d'alcool

La CCT 100 rend obligatoire l'instauration d'une politique préventive en matière d'alcool et de drogues dans toutes les entreprises privées. Ces dernières doivent éviter les problèmes de fonctionnement dus à la consommation d'alcool et de drogues et réagir de façon appropriée lorsqu'ils surviennent. Tout d'abord, la prévention doit être au premier plan. Voilà pourquoi tous les employeurs doivent fixer les principes et objectifs de la politique en matière d'alcool et de drogues au sein de l'entreprise dans une déclaration de politique ou d'intention pour ensuite les insérer dans le règlement de travail.

Comment réduire la consommation d'alcool au travail ?

Peu de recherches ont été menées visant à savoir quels programmes de prévention fonctionnaient le mieux pour réduire l'alcoolisme parmi les travailleurs. Il semble que les moyens ayant permis de réduire le nombre de blessures et d'accidents liés à l'abus d'alcool soient surtout les éthylotests obligatoires et la tolérance zéro. En Belgique, des règles strictes régissent la mise en œuvre de tests de dépistage d'alcool et de drogues par les employeurs.

Le réseau social (famille, amis et collègues) jouit d'une grande influence sur le buveur. Les programmes que ce réseau incite à suivre ont dès lors de plus grandes chances de réussite. Les programmes de santé, mesures structurelles et programmes incitatifs généraux contribuent au changement de mentalité sur le lieu de travail.

L'alcoolisme est un problème qui concerne l'ensemble de la société. L'impact le plus important sur le coût social total et la perte de productivité qui se répercutent sur l'ensemble de l'économie est celui de la politique active du marché du travail. Par ailleurs, le gouvernement a la possibilité d'augmenter le prix de l'alcool et de relever l'âge légal pour la consommation d'alcool.

Source : www.prevent.be


Ruminer et mal dormir aggrave le stress

Les personnes stressées dorment mal. L'inverse est également vrai : les personnes qui dorment mal ressentent davantage de stress au travail. Les angoisses jouent un rôle important dans cette équation. Previdis a interrogé Michelle Van Laethem, psychologue du travail, qui y a consacré sa thèse de doctorat.

Comment briser le cercle vicieux qui consiste à s'angoisser, mal dormir et être stressé ?

J'ai mon idée sur la question, même si ce n'est pas ce sujet qui a fait l'objet de mes recherches. La première étape est de prendre conscience de l'interaction entre stress et problèmes de sommeil. L'étape suivante est de trouver des solutions. C'est la responsabilité de l'employeur et du travailleur.

Quelles sont les responsabilités des employeurs et des travailleurs dans la lutte contre les angoisses et le stress ?

Un employeur doit prendre soin de ses collaborateurs. Il doit faire en sorte que les tâches du collaborateur soient réalisables dans les limites du temps de travail. Il se peut que ces tâches soient exigeantes. Aux moments auxquels tout le monde est très occupé, un employeur doit pouvoir demander un petit extra, même si cela doit rester exceptionnel.

En outre, l'employeur doit accorder suffisamment d'autonomie et de soutien pour que le travail se déroule dans de saines conditions. Ne pas exiger d'heures supplémentaires, intégrer des pauses. Adopter une attitude flexible afin de faciliter l'équilibre entre travail et vie de famille. Il est également très important que l'employeur crée un climat où l'on puisse parler de ce sujet. Il devrait régulièrement demander :  « Comment allez-vous ? »

C'est également valable pour le travailleur. Vous avez un problème ? Abordez-le suffisamment tôt. C'est de cette manière que des solutions peuvent être cherchées à temps, avant le naufrage.

Par ailleurs, je conseille au travailleur d'utiliser son temps libre à bon escient pour récupérer et chercher à se distraire (en écoutant de la musique ou en lisant un livre). Se coucher à heures fixes aide également.

Peut-on combattre les angoisses par la méthode de la pleine conscience (mindfulness) ?

Je pense que oui. Les thérapeutes utilisent souvent cette méthode pour lutter contre le stress, les angoisses ou le burn-out. La pleine conscience vous apprend à accepter les choses (négatives), à lâcher prise et à « vivre avec ». La méditation vous aide à vous concentrer sur d'autres choses.

Un peu de stress positif ne peut sûrement pas être nocif ?

C'est également vrai. Le stress en tant que tel n'est pas le problème. C'en devient un si vous n'avez (ou ne prenez) pas le temps de vous en remettre. Pour compenser les périodes de pics où la charge de travail est élevée, vous avez besoin de journées calmes. Vous avez besoin de temps libre après une journée chargée. Il s'agit en outre d'utiliser ce temps libre à bon escient. Ne vous affalez pas dans votre fauteuil devant la télévision, mais pratiquez une activité qui vous détendra et vous changera les idées tout en vous donnant de l'énergie. Pour l'un, cela consistera à s'amuser avec les enfants ou à faire du jogging, pour l'autre, à chanter dans une chorale ou à sortir boire un verre avec des amis.

Se faire du mauvais sang : est-ce parfois utile ?

Parfois, mais pas souvent.
La variante négative implique souvent des angoisses affectives. Nous nous tourmentons et les pensées et sentiments négatifs émergent. Que va penser le patron ? Que vont dire les collègues à mon propos ? Ce type d'angoisse a souvent des conséquences physiques : le rythme cardiaque s'accélère, la tension augmente, on constate des symptômes de sudation et d'hyperventilation...

La variante positive est un type d'angoisse plutôt orienté vers la recherche de solutions. Vous avez un problème et réfléchissez calmement allongé dans votre lit à des solutions possibles. Et souvent, ça marche. Vous ne vous tourmentez pas, mais cherchez une solution. Vous pensez de façon constructive. Ce type d'angoisse n'est associé à aucun effet physiologique.

Quel rôle jouent l'équilibre entre travail et vie privée, le télétravail et la connexion permanente au travail ?

Un bon équilibre entre travail et vie privée n'est possible qu'en maintenant des limites entre ces deux éléments. Le télétravail a précisément pour objectif d'harmoniser travail et vie privée. Les outils numériques rendent le travail à domicile possible.

Grâce à celui-ci, nous parvenons à mieux combiner travail et vie de famille. Le collaborateur se voit épargner le trajet domicile – travail. Néanmoins, le télétravail floute également la démarcation entre domicile et travail. Certains ont du mal à se détacher de ce dernier.

Il en va de même pour les outils numériques. Ce n'est pas parce que vous pouvez lire vos e-mails professionnels sur votre smartphone que vous devez recevoir des alertes pour chacun d'eux et que vous devez immédiatement les lire. Si ces e-mails professionnels perturbent vos temps libres et votre repos, désactivez les alertes. Ne lisez vos e-mails que sur votre PC au moment où cela vous convient.

L'employeur ne peut exiger de vous d'être joignable 24 h/24.

En vertu d'une nouvelle loi française, les travailleurs peuvent désormais revendiquer le droit à la déconnexion en dehors des heures de travail. Qu'en pensez-vous ?

C'est une excellente idée. Je trouve normal que les travailleurs jouissent du droit à la déconnexion. Il est cependant regrettable qu'une loi ait été nécessaire pour asseoir ce droit.

Dans plusieurs médias, un autre débat est cependant en cours. Les employeurs peuvent-ils bloquer l'accès de leurs collaborateurs aux e-mails professionnels ? Je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Cela nuit à l'autonomie du travailleur. Il n'a pas le choix. Par ailleurs, les gens redoublent de créativité et imaginent d'autres solutions, par exemple en utilisant les groupes WhatsApp pour garder le contact après le travail.

En fin de compte, le plus important, c'est le climat de l'entreprise. Je ne plaide pas en faveur de la déconnexion imposée, mais être constamment en ligne doit encore moins devenir la norme.

Vous trouverez un article de presse relatif à cette recherche sur le stress, les angoisses et le sommeil sur www.ru.nl.