Chaque pas compte

Saviez-vous que faire 10 000 pas par jour a le même effet sur votre santé que pratiquer une demi-heure d'activité physique quotidienne ? L'activité physique réduit le risque de cancer du sein.

Previdis se préoccupe de la santé de ses travailleurs. C'est pourquoi il a décidé de devenir le partenaire officiel d'Every Step Counts, une opération de Pink Ribbon qui encourage les entreprises à bouger plus.

Bouger plus pour prévenir le cancer

Selon la Fondation contre le Cancer, l'activité physique diminue les risques de :

  • cancer du côlon
  • cancer du sein
  • cancer du col de l'utérus

Floor Van Leeuwen, du Nederlands Kanker Instituut, affirme que les femmes qui sont suffisamment actives ont 20 à 40 % moins de probabilité de développer un cancer du sein par rapport aux femmes qui ne font (presque) pas d'activité physique. Les femmes qui restent assises pratiquement toute la journée ont environ 12 % de risque de développer un cancer du sein. Si elles bougent au moins une heure par jour, ce risque baisse alors pour être compris entre 8 et 10 %.

Le lien de causalité entre l'inactivité et le cancer du sein n'a pas encore été démontré. Toutefois, Floor Van Leeuwen a des preuves. Ces dernières années, en effet, on a découvert que l'hormone sexuelle appelée progestérone baissait sous l'effet de l'activité physique. Cette baisse est favorable, car la progestérone peut favoriser la croissance de cellules cancéreuses.

Marcher pour augmenter son espérance de vie

De Smedt, Bakker et Annemans, de l'UGent, ont mené une étude de rentabilité sur 16 actions qui favorisent une alimentation équilibrée et une activité physique. L'une de ces actions portait sur les entreprises qui stimulent l'activité physique au travail, par exemple au moyen d'une opération telle qu'Every Step Counts.

Il ressort de l'étude que stimuler le mouvement au travail rapporte. Premièrement, les entreprises s'assurent d'une meilleure qualité de vie et d'une espérance de vie plus longue de leurs travailleurs. 10 000 femmes qui font 10 000 pas par jour gagnent conjointement 110 années de vie de qualité. Et, deuxièmement, les coûts et bénéfices sociaux sont équilibrés. Chaque euro investi dans 10 000 pas rapporte, à terme, entre 2 et 20 euros.

Maladie Réduction des risques
en stimulant le mouvement au travail
AVC

maladies cardiovasculaires

diabète

cancer du côlon

cancer du sein

2,33 %

4,08 %

2,51 %

2,51 %

1,47 %

 

Every Step Counts

Pink Ribbon recherche des entreprises désireuses de s'engager activement dans la lutte contre le cancer du sein. Des entreprises qui stimulent un mode de vie sain et une activité physique suffisante aident à prévenir le cancer du sein. 30 minutes de marche par jour renforcent la résistance mentale et physique.

Voilà pourquoi, en 2017, Pink Ribbon a décidé de promouvoir l'activité physique. En collaboration avec Energy Lab, l'association a développé la plateforme d'entraînement Every Step Counts, qui permet aux travailleurs de soutenir la lutte contre le cancer du sein de manière active et engagée.

Vos pas comptent aussi

Avec Previdis et Pink Ribbon, sautez le pas et bougez plus ! Ne manquez pas de consulter le site Internet www.previdis.be au cours des prochaines semaines. Relevez le défi d'Every Step Counts et tentez de remporter un superbe prix.

Plus d'informations

Every Step Counts Pink Ribbon

Le rôle de l'activité physique dans la prévention du cancer (PDF)

www.10000stappen.be

De Smedt D., Bakker M. et Annemans L. (2016). Conférence santé Alimentation et Activité physique. Plan d'action intégré alimentation et activité physique 2008-2015. Étude de rentabilité. Gand : UGent.


Comment garder un bon équilibre entre le travail et la vie privée ?

Garder un bon équilibre entre votre travail et votre vie privée vous permettra d'éviter un burn-out. Previdis a demandé à Petra Neyts comment conserver un bon équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée. Une dynamique qui implique aussi bien les employeurs que les travailleurs et les responsables.

Pour garder le travail et la vie privée en équilibre, devons-nous strictement scinder ces deux sphères ?

Non, il s'agit d'un véritable équilibre. Si vous aimez faire votre travail ou êtes affecté à un projet intéressant, vous pouvez sans souci y consacrer du temps privé supplémentaire. Idéalement, il faudrait pouvoir se dire le soir : « Aujourd'hui, j'ai pu faire tout ce que je souhaitais aussi bien au travail qu'à la maison. » Ce n'est pas possible tous les jours, mais vous pouvez vous-même veiller à l'équilibre. Or, nous l'oublions souvent. Nous planifions une grande quantité de travail et de nombreuses choses s'accumulent également sur le plan privé. Alors qu'il vaudrait mieux prévoir un planning privé plus calme lorsqu'une période chargée s'annonce au travail.

Certains compensent leur travail par du sport, par exemple de la course à pied. En soi, c'est une excellente idée. Mais si vous souhaitez compenser un travail particulièrement prenant par encore plus de sport, cela peut devenir excessif. Si vous augmentez vos tâches des deux côtés, cela posera problème. Voyez cela comme une palanche. Les deux extrémités sont idéalement aussi lourdes, mais vous devez continuer à pouvoir la porter.

Quel rôle joue l'employeur à ce niveau ?

Je conseille d'également veiller à l'équilibre au niveau de l'équipe. Une véritable équipe collabore pour atteindre un même objectif. Ses membres s'entraident. Les tâches difficiles ou ennuyeuses ne sont pas systématiquement effectuées par une ou plusieurs mêmes personnes. L'équipe s'implique ensemble pour atteindre l'objectif global de l'organisation.

Dans ce cadre, le teamleader joue un rôle important. Pour l'évolution commune de l'équipe, mais également pour lui-même. De nombreux responsables effectuent un travail considérable pour leur équipe au lieu de travailler à leur équipe. Ils ont tendance à faire trop de choses eux-mêmes. L'équipe trouve cela normal et charge le responsable de toutes les tâches quelque peu incertaines. Le responsable aura donc encore plus de travail...

Souvent, les « meilleurs » travailleurs évoluent pour devenir responsables. Dans pareil cas, le responsable est effectivement le mieux placé pour effectuer le travail. Mais en effectuant lui-même les tâches les plus complexes, il ne permet pas à l'équipe de se développer. De son côté, le responsable n'a pas le temps d'exercer ses aptitudes managériales. De plus, les responsables ne découvrent pas les capacités des membres de leur équipe et ne permettent pas à d'autres idées d'émerger. Bien qu'impliquer l'équipe semble moins productif à court terme, cela rapporte davantage. Le temps et l'énergie que vous devez investir sont limités. Et le rendement relativement rapide. Non seulement en termes de gain de temps pour le responsable, mais également sous la forme de l'implication des membres de l'équipe.

Les entreprises affectent-elles véritablement la bonne personne à la bonne place lorsqu'elles promeuvent le meilleur travailleur au poste de responsable ?

Bonne question. On voit des travailleurs qui investissent une énergie énorme dans des tâches qui ne leur conviennent pas ou qu'ils n'aiment pas. Sans même s'en rendre compte. Au sein d'une équipe, différents rôles sont nécessaires pour atteindre l'objectif commun efficacement et avec fruits. Par exemple, le rôle d'organisateur pratique, de penseur créatif, d'analytique, de coordinateur...

Il existe neuf rôles que peuvent endosser les membres d'une équipe (selon la mission). Certains rôles vous conviennent bien et d'autres pas du tout. En tant que teamleader, vous devez donc tenter de composer votre équipe au mieux sur la base des rôles qui conviennent à la mission. Vous avez parfois besoin de rôles pour lesquels vous ne disposez pas de la personne adéquate. Cela pose alors des difficultés.

Les entreprises qui travaillent avec des équipes de projet changeantes obtiennent-elles de meilleurs résultats ?

Une étude des années 1970 semble le confirmer. Une équipe de projet efficace se compose non seulement en examinant les compétences ou titres de fonction des membres de l'équipe, mais combine également leurs personnalités, talents, qualités, compétences, qui déterminent quel rôle ils endosseront naturellement (et sans difficulté). En les passant soigneusement en revue, on obtient un profil de fonction précieux et utilisable. L'étape suivante consiste à associer les profils disponibles à l'objectif de l'équipe.

Selon la phase dans laquelle se trouve un projet, vous avez besoin, à un certain moment, de personnes qui peuvent collaborer et trouver des compromis et, à un autre moment, de personnes qui osent nommer les conflits et prendre des décisions difficiles.

Que faut-il alors préférer ? Un travailleur qui s'intègre dans l'équipe ou quelqu'un auquel le rôle convient ?

Tout n'est pas noir ou blanc. Nous avons tendance à mieux nous entendre avec des caractères similaires. Pourtant, comme nous l'avons dit, il faut différents rôles au sein d'une équipe. Cela s'avère parfois compliqué, mais les personnes qui pensent à l'objectif général le comprendront. Accepter que les différences sont précieuses est un principe de base pour collaborer efficacement. Il convient de déceler notre propre plus-value et celle de nos collègues pour atteindre l'objectif ensemble.

Mettre la bonne personne à la bonne place ne signifie pas que nous ne devrons jamais effectuer une tâche contre notre gré. Si tout le monde vise l'objectif commun et que votre entourage vous valorise pour votre « différence », cela vous demandera moins d'énergie négative.

Bref, composer une équipe qualitative permet d'éviter les burn-out.

Cette affirmation est partiellement correcte, mais trop restrictive. Le travailleur en question est avant tout personnellement responsable. Vous devez apprendre à écouter votre corps. Apprendre à sentir ce qui vous donne de l'énergie ou vous en coûte. Il ne faut pas attendre qu'apparaissent de graves douleurs physiques pouvant hypothéquer votre fonctionnement.

Parfois, la cause des problèmes se situe à domicile et l'employeur ne peut pas vraiment agir. Il peut néanmoins aider ces travailleurs à tirer le meilleur sur leur lieu de travail. Investir pour leur apprendre à mieux communiquer. Regarder la personne dans son ensemble et pas uniquement le titre de sa fonction.

Cela implique-t-il d'également investir dans la multi-employabilité, de sorte que le travailleur puisse prendre un rôle qui lui convient si sa fonction est supprimée ?

Ce serait bien, mais il est compliqué de prédire quelles compétences seront nécessaires à l'avenir. Cela ne peut toutefois pas faire de mal de permettre aux travailleurs d'échanger leurs rôles, afin qu'ils développent différentes compétences, puissent montrer d'autres facettes de leur personnalité et découvrent d'autres rôles qui leur conviennent.

Les travailleurs motivés sont souvent les plus touchés par le burn-out. Une bonne raison pour l'employeur de regarder au-delà des compétences technico-professionnelles et d'aider les travailleurs à développer leurs soft skills. Investir dans l'humain rapporte toujours.

Plus d'informations

www.mtrx.be


Bouger diminue le risque de cancer

Une activité physique pratiquée au quotidien permet de diminuer le risque de développer de nombreuses maladies cardiovasculaires ou chroniques, comme le diabète ou certains cancers. Bouger limite la prise de poids, autre facteur de risque de cancers. Pendant et après le traitement d’un cancer, les effets bénéfiques de l’exercice physique ont aussi été démontrés.

Des études menées sur différents types de cancers ont démontré que l’activité physique et sportive diminue le risque de contracter un cancer du côlon, du sein et de l’utérus. Ainsi, selon l’étude du British Heart Foundation, le risque d’un cancer du côlon diminuerait de 20 à 40 % et celui de l’utérus de 27 %. Idem pour le cancer du poumon : les personnes actives physiquement ont 30 % moins de risque de développer un cancer du poumon.

De l’activité physique régulière suffirait à se prémunir. Pas besoin de faire du sport, que ce soit en loisir ou en compétition. L’important est d’activer ses muscles, d’être en mouvement, que cela soit avec des activités ménagères, du jardinage, de la marche, du vélo... Les experts recommandent minimum 30 minutes de marche rapide par jour (ou équivalent) par périodes de 10 minutes si ce n’est pas possible en une seule fois. Le plus important est la régularité : tous les jours. Prenez l’habitude de descendre une station de bus ou de métro avant votre arrêt habituel ou d’emprunter les escaliers plutôt que l’ascenseur. Limitez les activités passives et sédentaires. L’idéal est de compléter votre demi-heure d’activité quotidienne par une heure plus soutenue, le week-end.

6 bienfaits de l’activité physique pour diminuer le risque de cancer :

  • Bouger renforce le système immunitaire. Chaque jour, en moyenne, 300 à 1000 cellules cancéreuses sont produites par notre corps. Une bonne résistance physique permet de les éliminer naturellement.
  • Bouger stimule le transit intestinal. Les déchets et substances nocives sont, dès lors, évacués plus rapidement par le système digestif.
  • Un corps en bonne condition physique se régénère plus vite et mieux, assurant une division cellulaire saine.
  • Bouger stimule la respiration à pleins poumons et l’oxygénation des cellules. Le corps mieux oxygéné est plus à même de se protéger contre les radicaux libres, des particules agressives, sources de nombreuses maladies, dont le cancer.
  • Bouger renforce la masse musculaire, bénéfique pour le système immunitaire.
  • L’exercice physique limite la surcharge pondérale, important facteur de risque de cancers.

Bouger pour une meilleure convalescence

Une activité physique adaptée est tout aussi conseillée pendant et après un traitement anticancéreux, car elle améliore le rétablissement et la guérison. Son impact physique et mental est prouvé. Elle améliore les chances de survie et la qualité de vie (sommeil récupérateur, appétit, meilleure résistance, moral plus positif, confiance en soi et énergie retrouvée).
Bougez, éliminez...


Faites le plein d'énergie avec un déjeuner à la fois rafraîchissant et sain

Au travail, il n'est pas évident de manger sainement le midi. Vous avez peu de temps pour une pause-déjeuner et vous préparez dès lors rapidement des tartines le matin, déjeunez dans la cantine d'entreprise ou achetez un sandwich dans les environs. Pire encore : peut-être optez-vous pour une gaufre du distributeur.

Il y a pourtant d'autres solutions ! Cet article vous donne quelques conseils pour faire d'un déjeuner savoureux et sain une habitude sur le long terme.

Prévoyez des déjeuners sains pour toute la semaine

Apporter un lunch sain au travail n'est pas toujours simple. Vous voulez manger sainement, mais vous n'avez pas le temps de préparer quelque chose ou ne disposez pas des bons ingrédients à la maison.

N'attendez pas le dernier matin pour planifier votre lunch. Durant vos courses hebdomadaires, réfléchissez déjà aux ingrédients appétissants et sains qui peuvent trouver leur place dans votre boîte à déjeuner. Essayez de trouver un ensemble de boîtes à emporter pratiques et combinez selon vos goûts.

Lorsque vous préparez votre repas du soir, vous pouvez déjà prévoir d'en faire un peu plus ou de cuisiner une variante de votre plat que vous prendrez au travail le lendemain : une quiche aux légumes reste par exemple excellente si elle est consommée froide. Cuisez un filet de poulet, une petite tranche de saumon ou une boulette de viande en plus et découpez-les en petits morceaux pour les mélanger à une salade. Les pommes de terre cuites accompagnées d'une vinaigrette, de hareng ou d'oignons confits apportent de la fraîcheur en été. Des légumes grillés ou blanchis accompagnent souvent très bien une salade.

Achetez des légumes que vous pourrez conserver plusieurs jours au réfrigérateur et emporter sans trop de difficulté, comme des tomates cerises, poivrons, carottes, radis, concombre, ou encore du chou-fleur. Variez les légumes, ajoutez-y du poulet, des crevettes, de la feta, des dès de jambon, de la viande rôtie... et mangez une petite tranche de pain complet à côté. Avec une délicieuse salade fraîche, vous savourez un déjeuner sain tous les jours.

Préparez un bon gaspacho ou pensez à acheter du jus de légume ou du petit-lait. En été, c'est délicieusement frais et moins calorique que du jus de fruit.

Préparez vous-même un vrai sandwich sain

Saviez-vous que le sandwich club traditionnel, avec du fromage, du jambon, des œufs et de la mayonnaise, comptabilisait 1 000 calories ? Le fait qu'une feuille de salade et qu'une tranche de concombre et de tomate y soient glissées ne change rien. Ce n'est en rien un sandwich sain. Ce qui est également vrai pour les sandwichs Martino et tous ceux tartinés d'une salade à base de mayonnaise.

Vous feriez dès lors mieux de préparer vous-même un vrai sandwich sain, sans mayonnaise. Prenez un sandwich ou une tartine au pain complet et beurrez avec une pointe de margarine. Déposez ensuite de la viande maigre (poulet ou rosbif, par exemple) ou du poisson gras (sardines, hareng, saumon ou maquereau). En guise de touche finale, ajoutez une bonne quantité de crudités, ainsi que quelques herbes aromatiques fraîches.

Vous adorez les salades de poisson ou de viande ? Vous pouvez les préparer facilement vous-même. Remplacez l'abondance de mayonnaise par une cuillerée de mayonnaise allégée, à laquelle vous ajouterez par exemple du yaourt ou du ketchup. Quelques épices, du tabasco, du wasabi, des oignons, cornichons, câpres ou œufs finiront le mélange.

Dégustez une délicieuse salade

Le déjeuner le plus sain reste une salade, qui vous calera bien. Si vous ramenez les bons ingrédients de vos courses, vous préparez une superbe salade en un rien de temps. Moins ennuyeuse que les tartines, la salade est bonne et saine, mais aussi riche en vitamines et minéraux. Veillez à élaborer une salade qui vous procurera une sensation de satiété. Le but n'est pas que vous ayez à nouveau faim à peine une heure plus tard.

Comment préparer une salade saine en un tour de main ?

Si vous allez piocher dans chaque groupe un ou plusieurs aliments et les combinez, vous obtiendrez forcément une salade très saine. Il y a une multitude de possibilités de varier.

Comme base, utilisez des légumes verts tels que la mâche, la salade romaine, le radicchio, la salade iceberg, le chou chinois, la roquette, les épinards, les endives...

Ajoutez-y quelques légumes qui donneront du caractère à votre salade : tomate, concombre, poivron, céleri, avocat, courgette, carotte, petits radis, cœurs d'artichaut, patate douce, betteraves, oignon, etc.

N'oubliez pas d'ajouter des aliments riches en protéines. Ce sont eux qui vous donneront une sensation de satiété et empêcheront que vous ayez à nouveau faim quelques minutes plus tard. Envisagez notamment du poisson gras, rempli d'oméga 3, ou de la viande maigre, des œufs durs ou au plat, ou encore du fromage ou du tofu.

Donnez du croquant à votre salade avec quelques oléagineux (amandes, noisettes, noix, noix de cajou), des fruits (pomme, raisins, grenade), ou des graines (graines de tournesol, de sésame et de chia ou pignons de pin).

Achevez avec un dressing léger et des épices.

Tout cela demande trop de travail ? Absolument pas. Avec environ cinq ingrédients, vous pouvez déjà créer une excellente salade. Ou que pensez-vous de cette recette pour une salade Waldorf des plus simples ?

Délicieux et facile : la salade Waldorf

Découpez une pomme acide bien croquante et quelques tiges de céleri en petits morceaux. Ajoutez une poignée de raisins secs et des noix grillées. Découpez un petit œuf poché en quartiers. Mélangez le tout et recouvrez d'un dressing léger. Assaisonnez avec quelques épices (p. ex. du persil).

Bon appétit !


Objectif : 10.000 pas par jour

Sur Internet ou dans les cabinets de médecins, les recommandations en matière d'activité physique sont légion. Parmi celles-ci, la fameuse règle des "10.000 pas par jour" est l'une des plus connues. Mais faut-il vraiment faire 10.000 pas par jour pour rester en forme ?

30 minutes pour une meilleure santé

10.000 pas par jour vous semble un écueil infranchissable, une montagne que vous n'arriverez jamais à franchir ? Rassurez-vous, le seuil des 10.000 pas est plus symbolique qu'autre chose, mais il offre une bonne idée de la quantité d'activité physique recommandée quotidiennement par les spécialistes. Car la sédentarisation et le manque d'activité physique constituent le quatrième facteur de risque de mortalité au niveau mondial. Et un minimum d'activité quotidienne permet de réduire les risques de maladies cardio-vasculaires, de diabète et autres maladies.

10.000 pas correspondent approximativement à 30 min de marche par jour, ou de toute autre activité physique modérée. Mais avec le travail, les enfants, les activités diverses, tout le monde n'a pas forcément le temps d'aller marcher pendant une demi-heure chaque jour. Heureusement, il existe d'autres moyens de faire sa dose d'activité quotidienne.

Trucs et astuces pour continuer à bouger

La marche n'est en effet pas la seule activité quotidienne susceptible d'avoir un effet bénéfique sur votre condition physique. Si vous n'avez pas le temps d'aller faire du sport en club, voici quelques activités de la vie de tous les jours qui vous aideront à atteindre plus facilement vos 30 minutes quotidiennes :

  • au travail, vous avez l'habitude de prendre l'ascenseur ? Optez plutôt pour les escaliers !
  • si vous habitez à proximité de votre lieu de travail, pourquoi ne pas venir à vélo ou à pied plutôt qu'en voiture ?
  • lorsque vous vous rendez quelque part en voiture, garez-vous à 5 minutes à pied de votre lieu de destination pour marcher un peu: ce sera toujours cela de pris !
  • faire le ménage est aussi une activité physique : laver la voiture, les fenêtres, passer l'aspirateur...
  • les travaux de jardinage entraînent aussi une dépense énergétique importante : tondre la pelouse, ramasser les feuilles...

Un réflexe quotidien

L'important n'est pas tant de faire exactement 10.000 pas par jour que de maintenir un niveau d'activité physique suffisant. Si vous n'avez pas le temps ou l'envie d'aller marcher 30 minutes tous les jours, il vous est toujours possible de combiner plusieurs autres petites activités qui, au final, vous permettront de vous dépenser suffisamment.

Pensez-y également lorsque vous êtes au travail, surtout si vous devez fréquemment quitter votre bureau : monter et descendre plusieurs fois l'escalier, aller dans le bureau d'un collègue plutôt que de lui téléphoner, ou encore se garer plus loin de son lieu de travail... Sans même y faire attention, vous en arriverez facilement à 30 minutes d'activité quotidienne !

Références :

  1. Bel S, De Ridder K, Lebacq T, Ost C, Teppers E. Activité physique et sédentarité. Dans : Bel S, De Ridder K, Lebacq T (éd.). Enquête de consommation alimentaire 2014-2015. Rapport 3. ISP-WIV, Bruxelles, 2016.
    Disponible sur https://www.wiv-isp.be/epidemio/epifr/crospfr/hisfr/his08fr/r2/3.la_pratique_dactivites_physiques_r2.pdf
  2. https://www.mangerbouger.be/
  3. La pratique d'activités physiques, rapport de l'Institut de Santé Publique
    Disponible sur https://fcs.wiv-isp.be/nl/Gedeelde%20%20documenten/FRANS/PA_FR.pdf

Comment créer un lieu de travail agréable ?

Nous passons 30 à 39 heures par semaine au bureau. Il est donc essentiel que le lieu de travail soit suffisamment éclairé, aéré et spacieux.

Nous essayons tous d'aménager notre maison afin de nous y sentir bien. Ce principe doit aussi s'appliquer à notre environnement de travail. Dans un bureau bien aménagé, chacun a son propre poste de travail, de la lumière naturelle en suffisance avec éventuellement une vue sur la nature, des endroits pour rencontrer les autres, se sentir en sécurité et se détendre. En bref, un lieu de travail agréable a un effet salutaire sur votre humeur, stimule votre créativité et renforce l'esprit d'équipe.

Un poste de travail personnel

Selon Interface, 39 % des travailleurs de par le monde se sentent plus productifs lorsqu'ils disposent de leur propre bureau. Au sein des pays européens participant à l'étude, ce pourcentage est encore plus élevé. 36 % des personnes qui travaillent dans un bureau de type « open space » indiquent qu'ils préféreraient disposer de leur propre bureau plutôt que d'un poste de travail flexible.  Néanmoins, les bureaux en open space suivent la tendance actuelle, qui va vers davantage de flexibilité, et favoriseraient la créativité, l'esprit d'équipe et la dynamique.

Cela semble contradictoire. Mais posséder son propre poste de travail n'implique pas nécessairement de disposer de son propre bureau fermé. Cela implique avant tout de pouvoir choisir où, quand et comment travailler. Ce qui a une influence positive sur l'innovation, les performances et la satisfaction au travail.

Les effets positifs des choix personnels dans l'aménagement du lieu de travail

Figure 1. Harvard Business Review – Organizational Culture – Employees perform better when they can control their space, D. Hoskins, 2014

Deuxièmement, qui dit poste de travail personnel, dit aussi meilleur respect de la vie privée. Chacun a la possibilité de décider ce qui est public et ce qui reste privé. Et de s'isoler des bruits environnants et des collègues pour travailler en toute tranquillité ou être seul pendant un moment. Au niveau de l'aménagement, cela implique un environnement de travail dynamique avec des zones ouvertes pour le travail en équipe, des zones cloisonnées pour le travail individuel et des espaces silencieux pour les tâches qui exigent de la concentration.

Posséder son propre poste de travail vous donne un sentiment de confiance, de sécurité et de stabilité, mais le risque est de tomber dans une routine qui, à terme, peut finir par vous saper le moral. Le changement est donc essentiel : alternez entre le travail à la maison, au bureau, ou changez de place au bureau. Cette alternance vous permet de varier les contacts sociaux et de vous donner un nouveau regard sur votre travail. Les plantes et la décoration perdent aussi de leur effet positif après un certain temps. Changez-les régulièrement pour en retrouver le bénéfice.

Une place au soleil

Au bureau, nous aimons les éléments naturels comme les plantes, la lumière du soleil, les matériaux et couleurs naturels. Selon Interface, les éléments naturels peuvent apporter 15 % de bien-être, 15 % de créativité et 6 % de productivité en plus.

À l'échelle mondiale, 44 % des personnes interrogées considèrent la lumière naturelle comme un élément important pour un lieu de travail idéal. Toutefois, 47 % des travailleurs ne disposent pas d'une source de lumière naturelle sur leur lieu de travail. Dans leur environnement de travail idéal, les travailleurs voudraient voir les cinq éléments naturels suivants :

  • Lumière naturelle (44 %)
  • Plantes vivantes (20 %)
  • Environnement de travail calme (19 %)
  • Vue sur la nature (17 %)
  • Couleurs naturelles (15 %)

 

La lumière naturelle est indispensable au bien-être. En effet, elle offre une intensité variable essentielle à notre horloge biologique interne. Le soleil et la pluie influencent notre humeur. Une lumière chaude améliore la créativité, au contraire d'une lumière froide.

Une vue sur des éléments naturels comme des arbres ou la végétation stimule la positivité et la créativité, et a un effet bénéfique sur les prestations de travail. Une vue sur l'extérieur augmente la sensation d'espace. Les paysages ouverts permettent de détendre vos yeux et de vous placer dans un cadre plus large.

Les travailleurs se sentent en meilleure santé et plus énergiques lorsqu'il y a des plantes et fleurs dans leur bureau. Le fait de déplacer régulièrement la verdure contribue à conserver ce sentiment de fraîcheur.

Le bleu et le vert donnent un sentiment de sécurité et favorisent la créativité. Le bleu a un effet calmant et stimule la motivation de résoudre les problèmes.

Les matériaux naturels comme le bois influencent positivement l'humeur. Les meubles en bois ont un effet similaire aux plantes. L'aspect durable est très important dans le choix des matériaux.

Toujours quelqu'un à proximité

Un bureau doit offrir suffisamment de place pour collaborer, se concerter, se réunir, faire des brainstormings, nouer des contacts sociaux, ... Idéalement, cet espace doit favoriser les contacts informels spontanés. Pour ce faire, il est notamment possible de transformer les couloirs monofonctionnels en mettant en place des élargissements et coins intéressants. Le résultat ? Un échange permanent des connaissances et informations par le biais des relations entre individus, ce qui favorise la cohésion de l'équipe. L'interaction stimule l'innovation !

Parfois, il est nécessaire de quitter un moment le lieu de travail. Une pause active pour se reposer l'esprit, comme une partie de ping-pong, une petite promenade ou même une micro-sieste, est un excellent moyen de recharger les batteries et permet un meilleur traitement des informations. Pour garantir le succès de ces initiatives, elles doivent être intégrées dans l'aménagement du bureau et dans la culture d'entreprise.

Être heureux

Pourquoi ne pas impliquer les collaborateurs dans l'aménagement, le choix des matériaux, le choix des pièces ou de leur dénomination ? Ou leur laisser le soin de trouver des noms uniques pour les pièces ? Cela crée une attente de la part de visiteurs et génère un sentiment d'appartenance chez les travailleurs.

Des travailleurs impliqués sont en meilleure santé, plus heureux et plus productifs. La fierté, la reconnaissance et l'authenticité confèrent un sentiment d'appartenance à l'organisation de la part des travailleurs.

Sources

Cet article a été rédigé en collaboration avec le bureau d'étude et de consultance LiPS et CONIX RDBM Advisors.

Employees perform better when they can control their space (Harvard Business Review)
Balancing ‘We’ and ‘Me’: the best collaborative Spaces also support sollitude (Harvard Business Review)
U.S. Workplace Survey, Key Findings (pdf) (Gensler)
Human Spaces Global Report (Interface)


Plus de vélo, moins de congés maladie

Les livres, articles et sites Internet vantant les bienfaits du vélo ne se comptent plus. Et selon une étude du TNO, le centre néerlandais de recherches en sciences appliquées, publiée en 2009, une personne se rendant à son travail à vélo de manière régulière prendra chaque année 1 jour de congé maladie en moins que ses collègues non cyclistes. Mais qu'est-ce qu'on attend tous pour ranger la voiture au garage et prendre notre bicyclette ?

Le vélo, une foule d'avantages

On connaît déjà les effets bénéfiques du vélo sur la santé en termes de pertes de poids. Pédaler jusqu'à son travail est ainsi l'un des meilleurs moyens de garder la forme, mais le vélo a aussi des effets positifs sur le plan psychologique : des études ont montré que les "employés-cyclistes" sont globalement nettement moins stressés que leurs collègues qui se rendent à leur travail en voiture ou en train.

Tout le monde y gagne

En 2009, déjà, le TNO avait suggéré aux employeurs d'encourager leurs collaborateurs à monter sur leur vélo pour venir au travail. Car qui dit meilleure santé, dit aussi moins de congés maladie. Selon cette étude, les cyclistes prenaient chaque année en moyenne 1 jour de congé maladie en moins que leurs collègues non-cyclistes. Ce qui a aussi un effet bénéfique sur le plan économique : on a ainsi calculé qu'une augmentation de 1 % du nombre d'employés se rendant à leur travail à vélo permettrait une économie de 27 millions d'euros par an pour les employeurs. Sans oublier l' "indemnité vélo", que certains employeurs accordent à leurs employés cyclistes, et qui est exonérable fiscalement.

Vous avez dit situation win-win ?

La santé, l'affaire de tous

Beaucoup de mesures incitatives ont déjà été prises dans le cadre professionnel pour améliorer la santé et le bien-être des employés : programmes de vaccination, aide à l'arrêt de la cigarette, information et sensibilisation à une meilleure alimentation.... Il y va en effet de l'intérêt de tous, employeurs comme employés. Si vous hésitez à franchir le pas pour vous rendre à vélo à votre travail, n'hésitez pas à vous renseigner auprès de votre employeur au sujet de l'indemnité vélo. Soutenu par le Fietserbond (en Flandre) et le GRACQ (en Belgique francophone), le projet Bike to Work rencontre également un franc succès.

A bientôt sur les pistes cyclables !

Références

  1. Regelmatig fietsen naar het werk leidt tot lager ziekteverzuim
    Étude du TNO, publiée en 2009
  2. http://www.telegraph.co.uk/men/active/recreational-cycling/11603491/Cyclists-are-40-per-cent-less-stressed-than-other-commuters.html
  3. https://www.biketowork.be/fr

Changer ses habitudes : doucement mais sûrement

Elles nous accompagnent tous les jours, sans qu'on s'en aperçoive forcément. On ne peut pas s'en passer, et pourtant on réalise à peine qu'elles sont là. De quoi s'agit-il ? De nos habitudes, bien sûr ! Et parfois, on prend la décision d'essayer de les changer. Dans ce cas, mieux vaut y aller doucement, mais sûrement.

Les routines quotidiennes

Que ce soit à la maison ou au travail, nous avons tous nos petites habitudes et routines qui rythment notre quotidien. La radio qu'on allume dès le réveil, le café qu'on prend en arrivant au travail, avant d'ouvrir sa boîte mail. Selon des études, nous effectuons 40 % de nos activités quotidiennes de manière quasiment identique, jour après jour. Ce sont ces petites habitudes, ces rituels, qui nous confèrent un sentiment de stabilité dans un quotidien où les choses peuvent parfois évoluer rapidement. Mais certaines (mauvaises) habitudes ont la vie dure et pour s'en débarrasser, rien ne vaudra une bonne dose de persévérance... et d'organisation.

Fixez-vous des objectifs

Vous pensez pouvoir arrêter la cigarette, faire du sport et manger plus sainement dès demain, et définitivement ? Détrompez-vous ! Plus vous voyez grand, plus vous avez de risques d'échouer. N'oubliez pas, vos habitudes s'installent car elles vous offrent un sentiment de sécurité. Si vous les changez du tout au tout du jour au lendemain, vous risquez de ne plus savoir où vous en êtes. Pour éviter cela, fixez-vous des objectifs raisonnables, dont vous augmenterez le degré de difficulté progressivement.

Prenons le cas d'un changement de régime alimentaire. Vous avez l'habitude de manger une pizza surgelée chaque soir ? N'arrêtez pas d'en manger, mais contentez-vous d'en manger un soir sur deux, et d'alterner avec un repas plus sain. Vous prenez toujours deux dosettes de sucre avec votre café ? Tâchez de ne plus en prendre qu'une. Après quelques jours, n'en prenez plus qu'un jour sur deux. Vous voulez reprendre le sport ? Commencez par aller faire le tour du pâté de maisons 2 ou 3 fois par semaine. Une fois que vous êtes plus à l'aise, allez marcher plus fréquemment, ou allongez la distance. Et ainsi de suite.

Brique après brique

Vous l'aurez compris, la meilleure méthode consiste à se fixer des "mini-objectifs", raisonnables, mais qui vous demanderont tout de même un effort. Vous pouvez même tenir un petit carnet, où vous dressez la liste des objectifs que vous vous fixez. Si vous en ratez un, n'en faites pas une maladie. Passez à autre chose et retentez votre chance une autre fois. Et même si vous avez l'impression que vos objectifs sont insignifiants, vous verrez la différence à terme.

Imaginez que vous vouliez reconstruire votre maison sur de meilleurs fondements. Vous n'allez pas construire votre nouvelle maison en un jour, mais brique après brique. Cela vous demandera beaucoup de patience, et de persévérance, mais votre satisfaction n'en sera que plus grande lorsque vous verrez les résultats de vos efforts !

Références :


Comment communiquer sur la sécurité au travail ?

Développer une culture de sécurité pour prévenir les accidents du travail reste nécessaire. En effet, on ne communiquera jamais assez sur la sécurité au travail. Nous avons demandé à Dirk Vandriessche du bureau de communication Talking Circles, fort d'une longue expérience dans la communication en matière de sécurité, comment il s'y prenait.

Vous organisez souvent des campagnes sur la sécurité au sein de grandes entreprises industrielles et chimiques. Les règles de sécurité y sont généralement déjà bien intégrées. Quel est alors l'objectif de ces campagnes ?

Au cours des dernières décennies, la sécurité s'est fortement accrue au sein des entreprises. Nous le devons à des machines plus sûres, à de meilleurs équipements de protection et à une attention croissante accordée aux règles de sécurité. Le nombre d'accidents du travail diminue fortement, mais certains se produisent encore. Il semble difficile de prévenir ces 5 % résiduels. Le comportement des travailleurs joue un rôle important dans ce cadre. Or, ce dernier est lié à la culture de sécurité.

La base, tels que l'établissement, l'affichage et le respect de règles de sécurité, est posée dans de nombreuses entreprises. On constate néanmoins des différences. Alors qu'au sein d'une entreprise, les travailleurs se contentent de suivre les règles, dans une autre, ils se conseillent spontanément en vue d'améliorer la sécurité au travail ou proposent des améliorations à leur responsable. Dans ce second type d'entreprises, il règne une culture de sécurité proactive. Par le biais de campagnes de communication, nous tentons d'améliorer cette attitude en matière de sécurité.

En quoi consiste une culture de sécurité ?

De nombreuses entreprises déclarent que la sécurité est leur priorité absolue. Mais les actes priment sur les mots. La sécurité doit s'inscrire dans la stratégie de l'organisation et être respectée au quotidien sur le lieu de travail. Tout comme la qualité et la productivité, elle doit être reprise dans les objectifs et les évaluations des travailleurs. Les responsables doivent également montrer l'exemple et, notamment, ne pas entrer dans le hall de production sans casque.

Un bon point de départ consiste à s'abstenir de toute action ne pouvant être réalisée en toute sécurité. Pour chaque tâche, il faut avoir le réflexe de se demander comment l'exécuter en toute sécurité. Si vous ne le faites pas, vous ne pouvez prétendre que la sécurité est votre priorité numéro un. Certaines entreprises appliquent littéralement ce principe en demandant de cocher formellement une check-list de sécurité au début de chaque tâche. Cette procédure aide à influencer le comportement.

Comment la communication peut-elle contribuer à créer une culture de sécurité ?

Il faut, avant tout, répéter constamment le message de différentes manières : par le biais d'affiches, d'articles dans le magazine du personnel, de séminaires, peut-être même d'une mascotte... Il convient ici de faire parler du thème. Il peut être intéressant d'organiser régulièrement une concertation sur un thème de sécurité : discuter entre collègues de problèmes de sécurité et d'améliorations, et les évaluer.

Selon moi, la sécurité doit aller plus loin que la sécurité au travail. La sécurité est un mode de vie. Elle doit faire partie de votre manière de vivre. En partant de cette réflexion, nous avons développé quelques actions marquantes pour une entreprise.

En concertation avec l'entreprise, la police a contrôlé la vitesse sur le chemin vers l'entreprise. Les travailleurs qui roulaient trop vite ont pris place dans le combi sur le parking de l'entreprise. Ils ne se sont pas vu infliger d'amende, mais ont regardé une vidéo sur les risques d'une conduite trop rapide. Les travailleurs qui avaient respecté les limites de vitesse ont reçu un cadeau muni du logo de la campagne de sécurité de la part du directeur.

Un jour où il neigeait, nous avons vérifié sur le parking quelles voitures étaient pourvues de pneus hiver. Les travailleurs qui ne disposaient pas encore de pneus hiver ont reçu un dépliant de sensibilisation avec un bon de réduction à faire valoir dans la centrale de pneus locale.

La première action a, en particulier, suscité des réactions tranchées de partisans et d'opposants. Elle a beaucoup fait parler d'elle, ce qui était l'objectif : faire de la sécurité un sujet de discussion entre les collègues.

Souvent, les travailleurs doivent non seulement se conformer à des règles de sécurité, mais également atteindre des objectifs de productivité, de qualité, etc. Comment éviter que les travailleurs négligent la sécurité au profit de ces objectifs ?

Il est faux de penser que les règles de sécurité réduisent la productivité. Lorsqu'un accident se produit, cela influence fortement la productivité, l'image de l'entreprise... En effet, la sécurité, la qualité et la productivité sont indissociablement liées et s'influencent mutuellement. Une entreprise où le travail se déroule en toute sécurité est d'emblée reconnaissable. Tout y est toujours correctement rangé. Et vous pouvez être certain que cela bénéficie à la qualité et à la productivité.

Il est d'ailleurs erroné d'uniquement se concentrer sur les accidents graves. Pour chaque accident, il y a une multitude de quasi-accidents. Or, c'est sur ces quasi-accidents qu'il faut travailler pour en chercher les causes et apporter les adaptations nécessaires. Cela permet d'éviter des accidents.

De plus, il est également possible de formuler des objectifs en matière de sécurité. Par exemple, récompenser des initiatives ou organiser un concours des meilleures propositions d'amélioration. Une approche positive fonctionne mieux pour changer un comportement ou ancrer une nouvelle attitude.

Et qu'en est-il du mode de vie des entreprises elles-mêmes ? Consentent-elles des efforts en matière de sécurité en dehors de leur fonctionnement, par exemple lorsqu'elles concluent des contrats avec des fournisseurs ?

Il y a assurément des entreprises qui reprennent la sécurité comme critère de sélection de leurs fournisseurs. Les entreprises appliquent une politique stricte surtout pour les équipes de nettoyage ou d'autres sous-traitants qui viennent sur le terrain de l'entreprise. Les sous-traitants qui ne signent pas la charte de sécurité ou n'adhèrent pas aux règles de sécurité ne sont pas retenus.

Collaborer avec un partenaire externe ou un nouveau sous-traitant implique toujours des risques. En effet, une partie externe connaît moins l'environnement, les règles applicables et les risques spécifiques à l'entreprise. De nombreuses entreprises y consacrent de l'attention et veillent à établir des instructions de sécurité pour les sous-traitants (une fiche, une vidéo, une visite guidée...).

Lors de la maintenance d'un craqueur dans une entreprise pétrochimique, nous sommes même allés plus loin. Durant plusieurs semaines, 2 000 travailleurs de différents sous-traitants sont venus travailler sur le terrain de l'entreprise. Ces sous-traitants ont non seulement reçu des instructions de sécurité détaillées, mais durant le temps de midi, nous avons montré, dans le réfectoire, un journal (d'environ 10 minutes) rassemblant des reportages et interviews sur l'avancement des travaux de maintenance à toutes les personnes qui travaillent quotidiennement sur le site. Le thème de la sécurité a été abordé à chaque fois, directement ou indirectement. Nous avons ainsi fait en sorte que ce sujet soit en permanence présent et avons maintenu une attention constante. Finalement, seuls trois incidents mineurs se sont produits. Du jamais vu ! Cette approche en termes de communication y a certainement contribué.

Et ce alors que la majorité des accidents se produisent justement au cours de travaux de maintenance et de réparation.

Le risque d'incidents est, en effet, supérieur dans les situations nouvelles et inconnues. Néanmoins, la routine comporte également des dangers. Après un certain temps, le travailleur prend parfois trop d'assurance. Et du fait de cette routine, il accorde moins d'attention à son travail, ce qui peut entraîner des problèmes. Une entreprise ne peut, dès lors, jamais partir du principe que la sécurité est acquise.

C'est pourquoi il importe de continuer à le répéter. Ce n'est que de cette manière que la sécurité reste présente dans les esprits et qu'on peut espérer l'ancrer dans le mode de vie.


P&V soutient Pink Ribbon dans la lutte contre le cancer du sein

Il n’est pas facile de reprendre le travail après un cancer du sein. C'est pourquoi Pink Ribbon a organisé l’an dernier un Pink Monday. Une initiative que le groupe P&V a décidé de soutenir par une action auprès de ses clients professionnels. Previdis s’est entretenue à ce sujet avec Ann Smits et Inge Willemen.

Pourquoi le groupe P&V a-t-il sponsorisé le Pink Monday ?

Une femme sur huit est atteinte d'un cancer du sein. De nombreuses entreprises sont donc concernées un jour ou l’autre par des employées touchées par la maladie. Mais elles ne se rendent pas toujours compte de l’impact du traitement. Reprendre le travail après une longue maladie n'est jamais facile et cela passe souvent par des hauts et des bas. Le soutien de l'employeur et des collègues de travail est donc primordial pour que la réintégration se passe harmonieusement. Le Pink Monday tend à sensibiliser les employeurs et les employés par de l’information aux (ex)-patientes, aux employeurs, aux collègues et à l’entourage proche.

En plus de soutenir financièrement cette bonne cause, P&V a souhaité aller plus loin en sensibilisant un maximum d’entreprises et de clients à cette problématique pour les encourager à braquer les projecteurs sur ce sujet dans leur entreprise.

Comment avez-vous attiré l’attention sur la réintégration après un cancer du sein ?

À l’occasion du Pink Monday, les entreprises demandent à leurs employé-e-s de porter des vêtements de couleur rose et d’arborer un ruban rose en signe d’engagement en faveur de la réintégration des employées atteintes d’un cancer du sein. Le groupe P&V a envoyé à tous ses clients professionnels un courrier les invitant à organiser eux aussi un Pink Monday.

Nous avons également mis sur pied un concours de photos récompensé par un Happy Healthy Teambuilding pour la société dont la photo du Pink Monday était la plus originale. La société qui a récolté le plus de likes pour sa photo a quant à elle reçu la visite du Pelican Barista Truck.

Et enfin, nous avons fait la promotion du guide Reprendre le boulot après un cancer du sein, qui est d’ailleurs toujours disponible au téléchargement sur le site web de Pink Ribbon !

Avez-vous également organisé un événement au sein du groupe P&V ?

Cela va sans dire. Nous avons placé des affiches de l'action dans l'ascenseur et naturellement, nous avons nous aussi organisé un Pink Monday au cours duquel tous les collaborateurs ont été invités à porter le ruban et des vêtements roses, à se prendre en photo et à la poster sur la page Facebook de Pink Ribbon. La distribution des rubans roses a suscité énormément de réactions positives. J’ai vu des myriades de rubans roses ce jour-là et certains n’ont pas eu peur de se vêtir de rose des pieds à la tête.

Comment se passe le retour chez P&V après un cancer du sein ?

Nos clients nous posent souvent la même question. Joindre le geste à la parole. Quoi de plus logique ? Nous veillons à réserver le meilleur accueil possible aux collègues qui reprennent le travail après une maladie. Nous sommes toutefois conscients que cela n’a pas toujours été le cas par le passé. Mais il y a une prise de conscience. Notre département RH suit la question de près et a développé une stratégie de réintégration des employé(e)s après une absence de longue durée. Nous avons également signé la charte éthique Hello Pink Monday.

C’est un pas dans la bonne direction, mais il y a toujours moyen de faire mieux. Previdis nous procure une motivation supplémentaire en faisant de la réintégration des malades de longue durée un thème majeur de l’année.

Et qu'en est-il de vos clients ? L'action a-t-elle fait bouger les lignes ?

Sur le moment-même, l'action a récolté une grande attention. Beaucoup de clients y ont participé, comme en témoignent les nombreuses photos postées sur la page Facebook. En outre, une journée d'action de ce type reste gravée dans les mémoires et dès qu’une employée est atteinte d’un cancer du sein, ses collègues savent que l'entreprise est prête à la soutenir et qu’il est possible de discuter de la problématique.

Signer et afficher la charte est un signal majeur. Ce faisant, l’entreprise s’engage à soutenir l’employée, à discuter de ses problèmes et à poursuivre une politique active de réintégration. Cet engagement lie les dirigeants, les gestionnaires de RH et les collègues pour faciliter le retour au travail après un cancer du sein.

Cette année, l’action de Pink Ribbon vise à encourager l’activité physique. Avez-vous déjà des projets pour soutenir cette action ?

P&V et plus particulièrement Previdis sont déjà très attentifs au fait de bouger davantage et de rester moins assis. Bouger suffisamment est essentiel pour conserver une bonne santé et crée une meilleure résistance mentale et physique. C'est pourquoi le Previdis Award a été décerné en 2016 à un projet du Bond Moyson visant à bouger davantage et à rester moins assis.

Previdis veut inspirer les organisations pour ancrer le bien-être, la santé et la sécurité dans une culture d'entreprise préventive. Le thème développé par Pink Ribbon cette année s'inscrit pleinement dans cette vision. Nous sommes donc absolument prêts à poursuivre le travail ensemble !

Plus d'informations

Votre entreprise souhaite soutenir Pink Ribbon, signer la charte ou participer à une action Pink Ribbon ? Rendez-vous sur www.pink-ribbon.be !